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La police démantèle Crimenetwork, le plus grand supermarché criminel d’Allemagne - Kazen - 04-12-2024 La police allemande a fermé Crimenetwork, le plus important marché noir germanophone !! Crimenetwork, cœur battant du cybercrime allemand, n’est plus. La plateforme, active depuis plus de dix ans et considérée comme la plus grande marketplace illégale germanophone, fournissait tout ce que le dark web peut offrir de pire, ou presque : données bancaires volées, faux documents, drogues. Mais après des années de traque, les autorités ont frappé. L’arrestation de son administrateur et la saisie des serveurs marquent la fin d’un réseau qui semblait intouchable. Crimenetwork en chiffre : -100 000 utilisateurs -une centaine de vendeur -des transactions atteignant des dizaines de millions d’euros -93 millions d’euros de transaction en 2023 Entre 2018 et 2024, le volume des transactions est estimé à plus de 93 millions d’euros, sur lesquels la plateforme aurait perçu une commission de 5%, en plus de revenus publicitaires et de cotisations mensuelles versées par les vendeurs. Un business florissant à plus de 5 millions de dollars cumulés sur six ans, qui n’a donc pas su rester suffisamment discret pour échapper aux radars. En l’espace de six ans, Crimenetwork a enregistré des transactions représentant un total de 1 000 bitcoins et de 20 000 XMR. La guerre contre le cybercrime en Allemagne : La fermeture de Crimenetwork fait suite à plusieurs opérations d’envergure menées par la police allemande contre le cybercrime. Il y a quelques mois, l’Allemagne avait déjà mis un terme aux activités de Nemesis Market, un autre supermarché du dark web. Plus récemment, l’Allemagne a aussi saisi 47 services d’échange de cryptomonnaies massivement exploités par les cybercriminels. Ces outils étaient utilisés pour blanchir de l’argent sale. Comment ont-ils fait : Les autorités ont pris le contrôle des « serveurs qui constituaient l’infrastructure technique » du site web. Ceux-ci ont été mis hors ligne. Au cours de l’opération, les enquêteurs ont aussi et surtout interpellé « Techmin », l’administrateur principal de Crimenetwork. Âgé de 29 ans, celui-ci a rejoint le marché noir en qualité d’expert technique quelques années plus tôt. En s’emparant des serveurs, la police a obtenu une montagne d’informations précieuses concernant les utilisateurs de la plateforme criminelle. Sans surprise, les enquêteurs vont se servir de ces « nombreuses données sur les utilisateurs et les transactions » pour remonter jusqu’aux cybercriminels. De facto, il faut s’attendre à ce que d’autres arrestations soient orchestrées par les forces de l’ordre dans un avenir proche. Du reste, les policiers ont saisi « un million d’euros » en cryptomonnaies et plusieurs voitures « de haute qualité ». Comment le Crimenetwork s’est imposée comme principal illégal germanophobe : Si la success story de Crimenetwork est aussi marquée, c’est parce que son mode de fonctionnement reposait sur deux facteurs favorables à son développement : l’anonymat garanti par les cryptomonnaies (Bitcoin et Monero), et une interface intuitive qui facilitait les échanges. Entre 2018 et 2024, le volume des transactions est estimé à plus de 93 millions d’euros, sur lesquels la plateforme aurait perçu une commission de 5%, en plus de revenus publicitaires et de cotisations mensuelles versées par les vendeurs. Un business florissant à plus de 5 millions de dollars cumulés sur six ans, qui n’a donc pas su rester suffisamment discret pour échapper aux radars. RE: La police démantèle Crimenetwork, le plus grand supermarché criminel d’Allemagne - EnZ0 - 09-12-2024 Franchement, ce genre d’opération montre à quel point le dark web reste une zone de conflit technologique hyper-intéressante à étudier. Crimenetwork était une vraie "success story" (du mauvais côté de la loi, certes) avec une infrastructure bien huilée : cryptomonnaies, commissions bien pensées, et une interface utilisateur qui devait être ultra-efficace. Leur erreur ? Peut-être trop de volume ou pas assez de discrétion sur la durée. Là où ça devient intéressant pour nous, c’est dans les techniques utilisées par les enquêteurs. La saisie des serveurs, c’est un point clé, surtout quand on sait que ça leur a permis d’obtenir un accès direct à toutes les données. Ça rappelle l’importance de la sécurisation des données sensibles et des mécanismes anti-trace (ou leur absence dans ce cas précis). Un autre point intéressant : les cryptomonnaies. Bitcoin, Monero… C’est sympa de voir comment ces outils, censés garantir l’anonymat, peuvent finalement jouer contre les cybercriminels. Les plateformes d’échange saisies récemment renforcent l’idée qu’on peut tracer même ce qui semble introuvable. Bref, une grosse victoire pour la cybersécurité, mais aussi un cas d’école pour comprendre les deux côtés de la barrière technologique. |