11-02-2020, 09:36
C’était l’un des plus importants vols de données de l’histoire : en 2017, la société américaine Equifax, qui gère les informations personnelles sur la situation financière et les crédits de millions d’Américains, annonçait avoir été victime d’un piratage massif. Les informations personnelles d’environ 145 millions de personnes avaient été volées par des pirates, avait reconnu l’entreprise.
Lundi 10 février, le ministre de la justice des Etats-Unis a annoncé en personne que quatre officiers de l’armée chinoise avaient été inculpés pour ce piratage. Les éléments recueillis par les enquêteurs après le piratage laissaient supposer l’implication d’un groupe de pirates étatiques chinois, mais aucune inculpation formelle n’avait jusqu’à présent été annoncée.
Les chances de voir les quatre personnes inculpées entendues par la justice américaine sont extrêmement faibles, mais la politique des Etats-Unis en matière d’attaques informatiques est de nommer publiquement les personnes soupçonnées, lorsqu’elles appartiennent à des services de renseignement ou à des unités de l’armée. Le ministère de la justice avait ainsi mis en examen une douzaine de ressortissants russes après le piratage dont avait été victime le Comité national démocrate, lors de la campagne pour l’élection présidentielle américaine de 2016. En 2014, sous l’administration Obama, cinq membres de l’armée chinoise avaient déjà été inculpés aux Etats-Unis pour une série de piratages visant des entreprises américaines.
Scandale national aux Etats-UnisLe piratage d’Equifax avait mis au jour une série de pratiques très contestables de la part de l’entreprise, acteur incontournable du secteur bancaire aux Etats-Unis. L’analyse technique avait révélé que les pirates avaient pu profiter d’une faille logicielle qui aurait dû être colmatée depuis longtemps. Plusieurs plaintes collectives avaient été déposées par des clients mécontents ; en juillet 2019, l’entreprise a conclu un accord à l’amiable avec le régulateur américain des télécommunications, et accepté de verser plus de 500 millions de dollars pour alimenter un fonds d’indemnisation et régler des amendes.
Le scandale avait également touché directement la direction de l’entreprise, puisque la presse américaine avait révélé que plusieurs des plus hauts cadres de l’entreprise avaient revendu une quantité substantielle d’actions juste avant que le piratage ne soit rendu public.
Article publié hier par Le Monde
Lundi 10 février, le ministre de la justice des Etats-Unis a annoncé en personne que quatre officiers de l’armée chinoise avaient été inculpés pour ce piratage. Les éléments recueillis par les enquêteurs après le piratage laissaient supposer l’implication d’un groupe de pirates étatiques chinois, mais aucune inculpation formelle n’avait jusqu’à présent été annoncée.
Les chances de voir les quatre personnes inculpées entendues par la justice américaine sont extrêmement faibles, mais la politique des Etats-Unis en matière d’attaques informatiques est de nommer publiquement les personnes soupçonnées, lorsqu’elles appartiennent à des services de renseignement ou à des unités de l’armée. Le ministère de la justice avait ainsi mis en examen une douzaine de ressortissants russes après le piratage dont avait été victime le Comité national démocrate, lors de la campagne pour l’élection présidentielle américaine de 2016. En 2014, sous l’administration Obama, cinq membres de l’armée chinoise avaient déjà été inculpés aux Etats-Unis pour une série de piratages visant des entreprises américaines.
Scandale national aux Etats-UnisLe piratage d’Equifax avait mis au jour une série de pratiques très contestables de la part de l’entreprise, acteur incontournable du secteur bancaire aux Etats-Unis. L’analyse technique avait révélé que les pirates avaient pu profiter d’une faille logicielle qui aurait dû être colmatée depuis longtemps. Plusieurs plaintes collectives avaient été déposées par des clients mécontents ; en juillet 2019, l’entreprise a conclu un accord à l’amiable avec le régulateur américain des télécommunications, et accepté de verser plus de 500 millions de dollars pour alimenter un fonds d’indemnisation et régler des amendes.
Le scandale avait également touché directement la direction de l’entreprise, puisque la presse américaine avait révélé que plusieurs des plus hauts cadres de l’entreprise avaient revendu une quantité substantielle d’actions juste avant que le piratage ne soit rendu public.
Article publié hier par Le Monde


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