Le démarchage téléphonique bientôt interdit, sauf consentement préalable du consommateur
L’Assemblée nationale a adopté, le lundi 27 janvier, une proposition de loi visant à interdire le démarchage téléphonique sans le consentement explicite des consommateurs. Ce texte, porté par la députée EELV Delphine Batho, représente un tournant dans la lutte contre les appels commerciaux non sollicités, une pratique qui exaspère de nombreux Français.
1)Un démarchage téléphonique de plus en plus encadré :
Depuis plusieurs années, les autorités françaises cherchent à limiter les appels intempestifs. Le dispositif Bloctel, mis en place en 2016, permet aux citoyens de s’inscrire pour éviter le démarchage, mais il a souvent été jugé inefficace face à l’ampleur du phénomène. De plus, un décret de mars 2023 a restreint les horaires des appels : désormais, les centres d’appel ne peuvent appeler que du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 20h. En outre, une même personne ne peut être sollicitée plus de quatre fois par mois, et, si elle refuse un appel, l'entreprise doit attendre 60 jours avant de relancer la personne.
Cependant, malgré ces mesures, les associations de consommateurs ont estimé qu’elles n’étaient pas suffisantes. C’est pourquoi elles ont demandé l’interdiction totale du démarchage téléphonique sans consentement, une demande qui a trouvé un écho auprès de Delphine Batho et de certains parlementaires.
2)Un consentement préalable requis :
La proposition de loi, adoptée à l’unanimité par les députés, introduit un principe fort : tout démarchage commercial sans le consentement préalable du consommateur sera désormais interdit. Les entreprises devront obligatoirement recueillir l’accord des personnes avant de pouvoir les contacter à des fins commerciales. Ce texte vise à mettre fin à un phénomène qui, pour beaucoup, constitue une véritable nuisance au quotidien.
Delphine Batho, à l'origine de cette mesure, a souligné que cette initiative visait avant tout à protéger les consommateurs contre des pratiques de plus en plus intrusives. La proposition de loi a d'ailleurs été soutenue par des associations telles que l’UFC-Que Choisir, qui dénoncent régulièrement les dérives du démarchage téléphonique.
3)Un texte encore à valider par le Sénat :
Bien que la proposition de loi ait été adoptée par l'Assemblée nationale, elle doit encore passer par le Sénat avant de pouvoir entrer en vigueur. Si le texte est validé, il marquerait une étape importante dans la régulation du démarchage téléphonique en France, en plaçant le consentement du consommateur au cœur du dispositif.
Cette évolution est perçue comme une réponse directe aux préoccupations croissantes des citoyens face aux pratiques intrusives et répétitives des centres d'appel. L'objectif est de rendre le démarchage téléphonique plus respectueux des préférences des individus, tout en donnant un cadre légal clair aux entreprises souhaitant effectuer des démarches commerciales.
4)Conclusion :
La proposition de loi qui interdit le démarchage téléphonique sans consentement préalable incarne un tournant dans la législation française. Si elle est définitivement adoptée, elle permettra de renforcer la protection des consommateurs contre les appels indésirables et de poser des règles strictes aux entreprises de téléprospection. Mais pour cela, il faudra attendre son passage au Sénat, où le débat pourrait encore faire évoluer le texte avant sa ratification.
Il ne fait plus de doute que cette mesure, soutenue par les défenseurs des consommateurs, marque une étape importante dans la régulation des pratiques commerciales et répond à une exigence croissante de respect de la vie privée des citoyens.
5)Sources :
-Le démarchage téléphonique bientôt interdit, à moins que le consommateur n'y consente


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